
Comment manager un talent ingérable ? Fatigue mentale et coûts cachés
Dans le monde du travail, la prestation fait la différence. Alors que le savoir-être n’est que peu valorisé, voire banalisé, qu’en est-il lorsque le savoir-faire est au-dessus des attentes et que le savoir-être est en dessous ? La question cruciale est là.
Est-ce acceptable pour vous ? Quel est votre intérêt ? Y a-t-il des coûts cachés ? Une fatigue mentale latente imposée à autrui ? Un malaise ? Comment, dès lors, y faire face ?
Ici je vous propose une réflexion sur « Le profil ingérable » et les filtres émotionnels au bureau.
Comprendre le mécanisme pour mieux y faire face, la stratégie du rythme
La constante dans l’impermanence. Ce qui demeure, c’est la constance du comportement. Vous pouvez vous appuyer sur l’expérience préalable pour anticiper la suite. Ce comportement est cyclique et vous devez en prendre acte.
Vous pouvez ainsi vous y préparer, limiter la casse, voire la déception.
Piste de réflexion pour une issue favorable : identification et anticipation
Un accompagnement spécifique, mené aussi bien durant les phases de « crise » que dans les moments de calme, offre une piste de réponse. Car identifier l’avant-tempête est ici une force : c’est dans l’anticipation que réside le levier, histoire de déclencher des prises de conscience chez l’intéressé quand le feu est au vert.
Dès lors, le coût d’un tel accompagnement sur mesure se transforme en gain pour l’environnement de travail et, probablement, bien au-delà. En effet, il n’y a pas de cloisonnement : l’individu qui se comporte ainsi le fait dans tous les domaines de sa vie. Il y a juste un rythme qu’il est crucial d’appréhender pour survivre à ses côtés, tout en préservant la performance collective.
Pas d’accompagnement dans la sphère privée, pourquoi ne pas offrir cet espace en entreprise ?
Certaines personnes hors-cadre refusent de se faire accompagner. Peur de la stigmatisation ? Manque de moyens ? Pas conscients ? Leur postulat repose sur le fait que le monde entier est inadéquat. Tout y est polarisé, hé oui les lunettes de soleil sont de sortie avec un filtre déformant : tout le monde est nul, mauvais, contre eux. Elles adoptent donc un comportement miroir. La violence de la riposte est à la hauteur de cette différence perçue.
Et vous, comment faites-vous les jours où vous perdez l’équilibre ?
Ici je me suis focalisée sur un profil extrême et il existe. Savoir pourquoi il agit ainsi n’a aucune importance car c’est simplement un fait. Une analyse plus poussée mettra probablement en évidence un trouble catalogué dans le DSM5, mais toutes les nuances sont dans la nature et il est probable que vous ayez reconnu des attitudes plus soft chez certains collègues, voire vous-même. Typiquement, lorsque vous portez vos propres « lunettes de soleil émotionnelles ».
Lorsque la fatigue s’installe et que l’on commence à juger que « tout le monde est nul » autour de soi, c’est souvent le signe que le curseur interne est arrivé à saturation. Pouvez-vous identifier les signes précurseurs ? Comment retrouver l’équilibre avant que le filtre déformant ne devienne la norme dans vos bureaux ?
Prendre soin du facteur humain, c’est savoir décrypter ces signaux faibles – chez les profils extrêmes comme chez les collaborateurs sous pression.
Si cette situation vous évoque un épisode vécu ou actuel auquel vous faites face, je vous écoute et conseille volontiers, appelez moi pour un échange qualitatif au 079 708 57 46.
Je suis Eliana Golay, Médiatrice Corporate et j’interviens dans les PME du canton de Neuchâtel et Vaud pour soutenir le quotidien, sous l’angle du facteur humain et de ses diverses nuances.