Le profil ingérable ou un piment au bureau…

Quand le savoir-faire défie le savoir-être

Comment gérer un employé qui sème la zizanie mais possède un profil « invirable » en raison de son âge, de son ancienneté, du règlement ou d’un savoir-faire unique ?

Presque toutes les entreprises privées ont été confrontées, un jour ou l’autre, à une personnalité de ce calibre. Il s’agit d’un collaborateur au comportement inadéquat — sans toutefois franchir la ligne rouge de l’intolérable — mais doté d’un véritable don. Il est excellent, expert dans son domaine, fondamentalement meilleur que les autres. Alors, comment faire quand les mots, les attitudes et les gestes hors cadre (mais non répréhensibles légalement) sont à l’œuvre au quotidien ?

Le profil de la diva cyclique en action

Caractérisé par un profil immature, ultra réactif, marqué par un manque de contrôle émotionnel, il semble en recherche constante de limites. Comme si le monde, à l’âge adulte, restait pour lui un terrain expérimental de recherche de cadre — et évidemment, l’environnement professionnel n’y échappe pas. C’est comme si les « règles » ne s’appliquaient pas à cette personne. Pas tout le temps, mais par moment et de manière cyclique.

Mais comment donc gérer cette personnalité, détentrice de savoir et d’expertise si difficile à remplacer, alors que vous ne toléreriez un tel comportement chez personne d’autre ? Il chahute ses collègues comme seul lui en a le secret, surfe à la limite de l’acceptable et de se prendre un retour de manivelle, avec une régularité aussi fiable que les phases de la lune. C’est désagréable et inconfortable. L’impétuosité qui l’anime reste un mystère, autant que ses compétences souvent jugées au-dessus de la moyenne.

Face à ce disque rayé, vous avez tenté diverses approches managériales et rien ne marche. Le collaborateur est aussi ingérable que son service est de qualité et un constat s’impose : il tient le couteau par le manche.

Le double standard du pouvoir

Un arrêt sur image s’impose. Plus habitué à ce profil chez les cadres dirigeants, il existe pourtant aussi dans les équipes. Pourquoi semblerait-il plus acceptable de subir durant des années un tel profil lorsqu’il se trouve au-dessus, et pas au-dessous ou au même niveau ? Cela me donne du grain à moudre.

Au travail, une telle personnalité est socialement moins acceptable et, théoriquement, elle devrait être plus facile à gérer ou à remplacer qu’un dirigeant doté des mêmes attitudes. Et pourtant, les RH ou le Middle Management se retrouvent souvent démunis face à cette réalité.

Alors, face à ce dilemme, comment évaluer l’impact réel et quelles solutions s’offrent aux RH ? La réponse dans mon prochain article.

Je suis Eliana Golay, Médiatrice Corporate, Facilitatrice relationnelle et spécialiste de la prévention des RPS. J’interviens en entreprise dans le canton de Neuchâtel et Vaud et vous accompagne dans des situations pratiques de la vie de votre PME, vous pouvez me contacter au 079 708 57 46 pour un premier échange sans engagement.

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